l'éducation de nos enfants une priorité pour les enseignants et les parents.

Bonjour,

Pour prolonger la réflexion sur la notion des difficultés scolaires initiée dans un article précédent, je vous propose d’essayer de répondre aux questions suivantes en vous basant sur votre vécu, votre ressenti et vos observations. Ces questions et les réponses sont vouées à être complétées par vos contributions. Ainsi, vous pouvez faire part de vos remarques et suggestions en commentaire et j’intègrerai celles-ci au fur et à mesure pour que cette réflexion s’enrichisse au fil du temps et des échanges. N’hésitez pas à apporter des précisions chiffrées si vous le souhaitez.

Est-ce que le nombre d’élèves en difficultés augmente?

Les profils des élèves ont-ils évolués? Si oui, quels sont les facteurs qui induisent ces changements?

Je vais me baser sur les observations dans les domaines de la maîtrise de la langue et des mathématiques en m’appuyant sur les évaluations nationales de CP et de CE1 présentées dans le document suivant.

En français, le niveau de compréhension est bon mais la connaissance des lettres (CP) et la capacité à lire à haute voix (CE1) restent faibles.

En mathématiques, une bonne connaissance des nombres mais des difficultés en résolution de problèmes (CP et CE1) et en calcul (CE1).

Le nombre d’élèves par classe est en baisse en maternelle et reste plutôt stable en élémentaire. Cependant, le nombre d’élèves par enseignant reste très élevé 19,5 (contre 11,7 en Italie et 15,4 en Allemagne)!

Serait-ce une des conséquences directes de la diminution des RASED au cours des dernières années (Psychologue scolaire, Maître E, Maître G…)?

Car au delà des chiffres, il est évident qu’il est plus difficile de prendre en charge les difficultés scolaires persistantes en s’appuyant sur les RASED du fait de leur « disparition » progressive…

Il est évident que la prise en charge des difficultés scolaires se fait d’abord en classe par la différenciation et l’adaptation! Mais malheureusement, en tout cas pour le moment, nous ne sommes pas suffisamment formés pour identifier et pallier à ces difficultés. Sans l’appui du RASED, cette tâche est encore moins aisée!

Depuis la loi de 2005 sur l’inclusion, une nouvelle dynamique a été lancée pour la scolarisation des élèves en situation de handicap. Nous ne pouvons que nous en réjouir car c’est une avancée importante vers l’école inclusive et la prise en compte de chaque élève dans sa spécificité. Des moyens supplémentaires (AESH) ont été mis à disposition afin de permettre aux élèves de suivre une scolarité la plus normale possible. Toutefois, dans la gestion de la classe et la prise en charge des difficultés scolaires, cela a pu engendré des inquiétudes et des difficultés chez les enseignants pas encore, ou pas assez formés dans ce domaine…

Lien vers le site de l’Education Nationale.

Dans ce dossier de 2011 (INSEE), c’est l’évolution du nombre d’élèves en difficulté face à l’écrit qui a été évaluée.

Les chercheurs observent une stabilité pour les élèves « moyens » mais une augmentation des élèves en difficulté face à l’écrit.

Ces difficultés sembleraient liées à une maîtrise moins bonne en orthographe, en grammaire et au niveau lexical.

Ils mettent en évidence une corrélation entre le milieu socio-économique des élèves et les difficultés. Autrement dit, ils mettent en lumière un aspect qui n’est malheureusement pas assez pris en compte: le « handicap social ». Ce terme, encore « tabou » aujourd’hui, souligne pourtant une réalité de terrain face à laquelle les enseignants peuvent être démunis. Les Zones d’Education Prioritaire sont un moyen de prendre en compte en partie ces difficultés mais ce phénomène s’étend au delà de ces zones…

Lien vers le site de l’INSEE

Vous pouvez apporter votre contribution en me laissant un commentaire 😉

Je compte sur vous et vous remercie pour votre participation à cette réflexion.

article collaboratif sur les difficultés scolaires à l'école primaire et au collège